Partage des données qualitatives sensibles (enquêtes socio, ethno, anthropo...)

Shahmus Rahman Khan s’est fait remarquer de la communauté science ouverte par cet article dans Genèses où il revient sur son assignation à comparaître et l’intérêt de la justice pour ses données ethnographiques susceptibles d’éclairer un procès en cours. Rahman Khan témoigne ainsi de la difficulté à préserver la confidentialité promise aux enquêtés.

Cette semaine, il a publié un article qui insiste sur la difficulté à appliquer aux recherches ethnologiques les concepts de la science ouverte : « A dataset without a code book: ethnography and open science », en prenant l’exemple d’une enquête auprès de victimes de violences sexuelles et sexistes.

Et pourtant… je me permets de signaler les travaux de Rebecca Campbell qui montrent que les victimes de VSS sont favorables « about data sharing because they wanted to help other survivors » et qui a fait un travail admirable de méticulosité et de soin pour ouvrir ces données d’entretien, ce qui montre que c’est possible ! Rebecca Campbell a présenté ce travail dans un webinaire très pédagogique, que je recommande : https://youtu.be/-Pha3EINF3s

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Un message a été scindé en un nouveau sujet : Revente de données de recherche en libre accès (Université du Michigan)

Qui peut le plus peut le moins… si finalement même des données qualitatives sensibles peuvent être rediffusées (après un travail minutieux d’anonymisation), alors toutes les données qualitatives peuvent l’être ! C’est en tous cas ainsi que j’utilise cet exemple quand je rencontre des réticences vis-à-vis du partage des données d’entretien :slight_smile: