Hello world,
Je viens de publier un article/preprint de recherche (citoyenne) que je diffuse progressivement dans les communautés open education/science/software pour alimenter le débat sur le sens de l’« open source ». J’avais un peu oublié cette communauté et je me permets de vous la partager ici !
Article « Open Source 2.0 : From Open Source Software to Open Source Resources? »: Open Source 2.0 : From Open Source Software to Open Source Resources?
Il pourrait être important de ne plus considérer l’« open source » comme un sujet logiciel, avec des répercussions sur nos pratiques en science ouverte. Je développe principalement l’idée des « ressources open source », ces ressources qui sont fournies avec leurs fichiers source (ex: odt/docx/markdown/latex d’un PDF).
Dans les pratiques ouvertes, il est courant de publier les ressources ouvertes sous licences creatives commons, donnant le droit de modification, sans fournir ces fichiers sources qui offrent alors la possibilité technique de pleinement exercer ces droits.
Cela pourrait être une évolution de l’idée d’open access, une autre manière de publier la recherche qui pourrait alors favoriser l’essor de la collaboration ouverte autour des ressources. Un moyen de s’orienter vers une « open science 2.0 ».
Dans une logique de science ouverte, je suis à la recherche d’évaluation par les pairs sur PREreview, si vous avez le temps et l’envie de faire un retour : PREreviews of “Open Source 2.0 : From Open Source Software to Open Source Resources?” | PREreview
Ce ne serait qu’une révolution conceptuelle autour d’une notion majeure du numérique qui pourrait prendre une tout autre dimension.
En espérant que cela puisse attirer votre curiosité, et ouvert à échanger plus autour de ce papier.
Simon
Intéressant réflexion, merci pour le pointeur ! Les ressources ouvertes n’étant pas toutes modifiables, tu introduis la notion de “ressources open source” pour distinguer celles qui sont réellement modifiables.
J’avais tendance à ranger ces “ressources open source” dans la catégorie des ressources ayant à la fois un format de fichier ouvert et une licence libre, mais pourquoi pas étendre la notion d’open source…
Ce qui m’embête plus c’est : comment le traduire en français ? Ni “ressources libres” ni “ressources ouvertes” incorporent cette dualité, donc il faudrait dire “ressources en code ouvert” ? Ou est-ce qu’on doit à tout prix conserver l’anglicisme “ressources open source” ?
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Re sources ouvertes ou ressource² ouverte
Je n’ai pas vraiment la réponse à cette interrogation. Pas en code ouvert en tout cas, l’idée étant que open source se retrouve à dériver de fichiers source plutôt que de code source.
Le fait est qu’en dehors de moi, c’est une évolution qui a l’air de se dessiner assez naturellement, comme par l’usage de Frederick Elwert. Même si les partisans du logiciel open source ont l’air moyen séduit comme ils ont sacralisés l’open Source Definition et qu’ils sont légèrement bloqués dans leurs croyances, cet usage pourrait se développer à travers les autres mouvements d’ouverture transformant progressivement le sens qu’on associe à cette notion.
Exemple autour des OER, certains ont proposés la notion d’ « Open Source Educational Resources » en extension pour spécifier l’accès aux fichiers source: https://doi.org/10.48550/arXiv.2107.14330
D’un côté pour le logiciel, même si on a la version francisé avec « code source ouvert », c’est la version anglicisée qui est dans l’usage courant. Donc ça sera peut-être ressources open source qui s’imposera, ça m’écorche pas trop la bouche perso.
Je comprends la logique, mais d’un autre côté je m’interroge comment ce mix fait partie de l’évolution des langues (on a déjà quelques mots importés pour leur sens particulier). Je suis en Asie et j’ai découvert une curiosité intéressante, par exemple en Malaysie ils sont très polyglottes à parler 3-5 langues (malais, anglais, chinois, indien…), et il se passe ce qu’ils appellent le Bahasa Rojak. Ils mixent naturellement les langues au sein d’une même phrase quand ils parlent. Dans un monde international, comme on a une certaine capacité naturelle à apprendre plusieurs langues (enfants…), c’est peut-être quelque chose de normal en évoluant autour d’une lingua franca. Est-ce que ce réflexe qu’on peut avoir pourrait être une forme de nationalisme linguistique parce qu’on est pas encore assez brassés avec le monde? Intéressante question en tout cas, ça soulève quelques challenges !